Ouvragés avec soin, la très grande majorité de nos livres et revues comportent des couvertures linogravées.
Processus réclamant du temps et de l’attention, la linogravure est une technique assez méconnue bien qu’utilisée par quelques artistes très connus du XXe Siècle (Picasso, Matisse, et la plupart des acteurs du mouvement CoBrA pour ne citer qu’eux).
Plusieurs semaines par an, de fait, on peut voir ainsi les éléments de The Hoochie Coochie se réunir pour imprimer des couvertures. De l’auteur à l’éditeur, en passant par le commissaire d’exposition ou le webmaster, tout le monde doit mettre la main à la pâte.
C’est une philosophie qui nous permet de souder perpétuellement l’âme du groupe, et qui garantit l’unicité et l’authenticité de chaque exemplaire. Le caractère du linoléum, outre la graisse si particulière de l’encre de taille douce, s’imprime sur le papier en le gaufrant, ce que vous pourrez sentir en caressant la couverture de votre ouvrage.
D’autres artistes contemporains utilisent régulièrement la linogravure. Parmi eux Joëlle Jolivet (dont nous vous recommandons les ouvrages en littérature jeunesse chez Naïve) et Olivier Frampas, ancien membre de Turkey Comix, qui outre le fait d’avoir réalisé la maquette à peu près définitive de la revue dès le numéro 8, nous a enseigné et transmis le goût de la linogravure